Archive pour le mot-clef ‘Japon’

Où va le Japon ?

Lundi 5 avril 2010

1250521Difficile de trouver un titre plus large , cependant il convient de revenir brièvement dans ce premier article de l’année… sur ce qu’a été le Japon en 2009 ainsi que  sur son avenir.

La crise financière internationale est bien entendu au cœur des maux japonais, elle joue le rôle d’amplificateur d’une situation économique et sociale préalablement en cours de dégradation. Le chômage, le manque de confiance des ménages en l’avenir agissent telle une chape de plomb sur un territoire fragilisé par le vieillissement constant de sa population et le poids grandissant des voisins chinois et coréens dans les industries de pointe.

Le Japon est sous pression, sa survie comme grande puissance passe impérativement par sa capacité d’innovation mais également par une réelle ouverture à l’international. Concernant ce dernier point, même si la bonne volonté est bien là, il semble que les trop nombreuses années de “nombrilisme” pèsent sur les facultés d’adaptations aux nouveaux marchés, notamment en ce qui concerne les PME.

Cependant, l’ennemi d’hier à savoir la Chine pourrait se transformer plus vite que l’on ne le pense en une énorme bouée de sauvetage pour l’ensemble de l’économie japonaise. En effet de part sa place de premier partenaire économique, l’empire du milieu donne aux entreprises japonaises un accès privilégié à son marché intérieur. De plus, grâce a son faible éloignement la Chine envoie également au Japon une multitude de touristes à fort pouvoir d’achat ce qui impacte bien entendu la consommation sur le territoire et relance l’économie japonaise dans des proportions non négligeables. Difficile d’imaginer que les créateurs du programme “Yokoso Japan” misaient sur ce type de visiteurs.

Il est d’ailleurs amusant de constater que le gouvernement japonais a nettement assoupli les règles d’immigration à destination les visiteurs chinois afin qu’ils puissent venir plus nombreux consommer sur le territoire. Il est probable que les choses se passeront beaucoup moins bien lorsque les entreprises chinoises commenceront à acquérir en masse les entreprises nippones. Ceci est une autre histoire.

Le prochain cadeau américain au nouveau gouvernement japonais

Mercredi 2 septembre 2009

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Les USA ont avec le Japon un lien privilégié depuis de nombreuses années, cependant de nombreuses personnalités japonaises s’élèvent aujourd’hui contre ce mimétisme japonais à l’égard des américains.

Barack Obama a bien compris l’intérêt de conserver ce précieux allié dans une zone ou l’ogre chinois ne cesse de grandir.

Alors lorsqu’ un groupement d’entreprises japonaises constitué de Nippon Oil, INPEX et JGC essaye par tout moyen d’obtenir le droit d’exploiter un champ pétrolifère en Irak (Nassiriyah), l’occasion de séduire le nouveau gouvernement japonais en place est trop belle.

Officiellement, le groupe japonais est en bonne position par rapport à ses concurrents ENI et REPSOL, en coulisse, il est simplement le seul autorisé à postuler pour ce contrat qui représentera le plus important du genre pour les entreprises japonaises du secteur et qui à terme produira 600 000 barils par jour, soit 2,5 fois plus que leur meilleur champ pétrolifère actuel situé en Arabie Saoudite.

Une crise de l’emploi sans précédent

Jeudi 9 juillet 2009

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Le ratio offres / demandes d’emploi est actuellement à son plus mauvais niveau historique au Japon depuis 1963 et la mise en place par le ministère du travail des premières statistiques.

En mai dernier il n’y avait par exemple que 44 emplois pour 100 demandes. La situation est encore plus préoccupante sur les emplois à temps plein avec 1 offre pour 4 demandes.

Conséquence, le taux de chômage augmente de 0.2 points, l’archipel comptant dorénavant 3.5 millions de chômeurs dont 1 million directement imputable à la crise financière internationale.

Ce tableau de prime abord assez noir n’est pourtant pas assimilable à une future implosion de l’économie nippone mais est bel et bien une conséquence de la restructuration assez habile du pays fort d’une expérience relativement importante dans la gestion de crises économiques.

Effectivement les grands groupes peinent à s’en sortir, notamment dans les secteurs de l’électronique grand public et de l’automobile, cependant les PME paraissent avoir plutôt bien anticipé le problème et continuent à investir dans la recherche et la prospection de nouveaux marchés, notamment en Europe et en Afrique.

Une fois n’est pas coutume, le salut de l’économie Japonaise ne passera pas par l’immobilisme.

Quand les multinationales perdent leurs armes

Lundi 6 juillet 2009

ebay-logo1-q-62-3Contrairement à ce que laisse à penser un cliché assez largement véhiculé en France , le Japon n’est pas un simple pays de “suiveur”, en effet de nombreuses entreprises considérées à juste titre comme des poids lourds internationaux ne parviennent toujours pas à percer ou prendre le leadership sur le marché nippon.

Les exemples prestigieux ne manquent pas comme Google et E-bay qui n’arrivent pas à hauteur de Yahoo et Yahoo auction ou encore Facebook, Nokia et Ikea qui ne réussissent pas à prendre des parts de marchés aux entreprises locales. Que dire  de l’épisode Carrefour qui est devenu un exemple de ce qu’il ne faut pas faire pour réussir au Japon et sur lequel je ne manquerai d’ailleurs pas de revenir  lors d’un prochain billet.

Il est bien entendu toujours plus facile pour ces entreprises de critiquer le marché japonais en le jugeant impénétrable plutôt que de remettre en question leur stratégie. Pourtant de nombreuses sociétés parviennent sans problème à se faire une bonne place au soleil levant (Vuitton, Samsung, l’Occitane etc.) preuve s’il en est qu’aborder le territoire japonais n’est pas qu’une simple affaire de traduction, d’argent ou d’effet de mode mais plutôt de rigueur méthodologique.